Voyage en Andalousie

Par Sébastien Closs, Voyage et photos sept 2009, carnet de voyage nov 2009.

Calèche sur la place d'Espagne à Séville

Pour notre voyage de noces, nous avons choisi une destination pas forcément « de rêve » mais proche et dépaysante tout de même. Pour bien visiter l’Andalousie, il faut fuir rapidement la côte bétonnée pour découvrir des villes historiques vous réservant quelques splendeurs architecturales (l’Alhambra de Grenade, la mosquée-cathédrale de Cordoue, la cathédrale de Séville).
Mais l’Andalousie ne se résume pas qu’à ça : l’arrière-pays vous dévoilera des plantations d’oliviers à perte de vue, des parcs nationaux et des montagnes préservées, ainsi que des petits villages blancs charmants mais difficilement accessibles.


Partie 1 : Malaga et la côte

Partie 2 : Grenade

Partie 2 : L’arrière-pays et la campagne

Partie 3 : Cordoue

Partie 4 : Séville

Partie 5 : Arcos de la frontera et Cadix

Partie 6 : Route des villages blancs et Ronda

J1 – Arrivée et visite de Marbella

Atterrissage à Malaga, ville côtière plus réputée pour accueillir des touristes (essentiellement allemands) habitués à la Costa Brava (plage et fête), que des touristes français à la recherche de visites plus culturelles. Après avoir pris la voiture de location directement à l’aéroport (attention aux horaires d’ouvertures), nous rejoignons l’hôtel Picasso à 10 min de là, à Guadalmar. Surpris par la chaleur, nous profitons immédiatement de la piscine de ce sympathique petit hôtel, avant d’aller voir la mer à pied.

Hôtel Picasso à MalagaCentre ville de MarbellaFaçade historique à MarbellaChapelle à MarbellaRuelle à Marbella

 

Pour le soir, nous allons à Marbella, à 50 km, par l’autoroute montagneuse longeant la côte. Marbella propose un centre ville historique pittoresque, avec une belle place illuminée, perdue au milieu d’immeubles des années 80, comme les stations touristiques de cette époque….  Le front de mer vaut le détour pour sa très longue plage bordée de restaurants.

Au retour, nous sommes néanmoins contents de fuir cette concentration d’immeubles monotones.

J2 – Ville d’Antequera et parc national du Torcal

Départ le matin pour le Nord, direction Antequera. 2h d’autoroute montagneuse plus tard, nous voici au pied des massifs rocheux, dans la ville d’Antequera. Après une visite rapide de la ville, nous montons dans la forteresse (l’Alcazaba) pour admirer le superbe panorama sur la ville, les montagnes, et la campagne environnante avec de grandes plantations d’oliviers.

Vue sur AntequeraVue sur AntequeraPlace à AntequeraVue sur les montagnes

 

L’après-midi, nous attaquons les petites routes pour monter au parc naturel « El Torcal », à 1500 m d’altitude. Nous traversons des formations rocheuses remarquables avant d’arriver au centre des visiteurs, d’où nous faisons une petite randonnée à la découverte des chamois.

Montagnes du TorcalRoute sinueuse dans le TorcalFormation rocheuse dans le TorcalRochers dans le parc du Torcal

 

Le soir, repas à Malaga et étude du programme du lendemain. (Nous décidons de changer le programme, qui était de découvrir un autre parc naturel – Las Alpujarras – près de Grenade cette fois, à cause du mauvais temps prévu sur les reliefs).

J3 – Jardin botanique de Malaga

Journée détente photo au jardin botanique de Malaga (Finca de la Conception).

Situé en dehors de la ville, ce jardin historique possède une collection d’espèces rares d’arbres, de fleurs, de palmiers ou encore de cactus. Différents tableaux s’enchainent : allée de platanes centenaires,  colline tropicale (fougères arborescentes, étangs, …), jardin exotique (bambous..), jardin méditerranéen (pins, orangers, citronniers, oliviers, palmiers), ou encore jardin du désert (cactus..).

Bassin dans le jardinAllée de palmiersCactus dans la valléeBosquet de palmiers

 

Un émerveillement à chaque instant !

Puis, départ pour Grenade.

J4 – Alhambra de Grenade

Départ tôt pour aller visiter l’Alhambra de Grenade. La montée peut se faire à pied (une bonne demi-heure), ou par le bus 32.

Dès l’ouverture, et grâce aux billets achetés plusieurs semaines en avance sur internet, nous sommes quasiment les premiers à entrer. Nous flânons tranquillement dans les jardins et les vestiges militaires en attendant notre heure de visite dans le palais nasride, le joyau de l’Alhambra, palais décoré et splendide vestige de l’Espagne arabe.

Fenêtres, plafonds, murs, ornés de stucs peints, sculptures délicates, plafonds et voûtes travaillés à l’extrême, tout en finesse et en relief…. Patios avec fontaine et plan d’eau, nous sommes littéralement émerveillés !

Forteresse dans l'AlhambraPlafond décoré de l'Alhambra Alhambra de Grenade Voûte décoréePatio des lionsPatio avec bassin et perspectiveArcade décoréeVue sur l'Alhambra

 

Après le palais nasride, nous continuons par le palais du Generalife, à l’architecture bien plus simple mais aussi bien moins touristique. Endroit reposant… Patios, fontaines, plan d’eau, jardin… Effets de perspective, fleurs… Différent mais tout aussi beau.

Palais du GeneralifeJardins et allées du GeneralifeBassins et fontaines du Generalife

 

Nous redescendons de l’Alhambra à pied pour flâner dans la partie piétonne et historique de Grenade, autour de la cathédrale, avec repas sur la place animée de Bib Rambla.

Plaza Nueva à GrenadeFontaine et statue de Christophe ColombCathédrale de GrenadePlace animée de Bib Rambla

 

N’oubliez pas de déguster une paella excellente et  faite maison au restaurant « Chez manolo ». Vraie recette artisanale, contrairement aux autres restaurants qui alignent tous le même fournisseur.

J5 – Grenade – Cathédrale

Beaucoup de touristes passent à Grenade en vitesse en ne visitant que l’Alhambra. Pourtant, la ville elle-même mérite de s’y attarder quelques instants. Profitez d’un petit déjeuner sur la terrasse d’une boulangerie, pour goûter les spécialités pâtissières incontournables.

Admirez la cathédrale. Bien que pas forcément impressionnante de l’extérieur, l’intérieur vous étonnera. Construite en 1518 et pendant 2 siècles, elle est la première église de style Renaissance en Espagne. Entièrement blanche, très lumineuse grâce aux grandes ouvertures, et très haute, la cathédrale de Grenade est majestueuse.

Chapelle Royale de GrenadeOrgue dans la cathédrale de GrenadeCathédrale de GrenadeNef de la cathédrale de Grenade

 

La visite de la cathédrale ne pourrait être complète qu’en l’accompagnant d’une visite de la chapelle royale. Gothique, la chapelle est intégrée à la cathédrale, et a été construite pour être le tombeau des rois catholiques d’Espagne.

Parmi les autres curiosités de Grenade, le monastère de San Jeronimo. Outre un cloître agrémenté d’un jardin d’orangers, l’église est très richement décorée en style baroque.

Monastère de San JeronimoPatio dans le monastèreEglise du monastèreEglise du Monastère

 

Enfin, il faut aussi noter le souk de Grenade, véritable souk arabe original qui a gardé son architecture, mais qui est devenu aujourd’hui un ensemble de boutiques pour touristes. Ou encore la Cour au Charbon qui est un bel exemple de porte arabe avec patio intérieur.

Cour au charbon et arcade arabeSouk arabeSouk arabe

 

J6 – Grenade – Albayzin

Visite de la Chartreuse, un peu en dehors du centre mais accessible à pied. La Chartreuse est connue pour ses peintures en trompe-l’œil saisissantes faites par un des moines de l’époque.

Patio dans la chartreuseGalerie à ArcadesGalerie à arcades

 

Le Quartier de Grenade « le long du Darro » est une ville dans la ville. Après la belle plaza Nueva, c’est une collection de petites rues pavées et de vieilles façades colorées qui vous attendent. A la hauteur du vieux pont romain, vous pouvez faire un détour pour visiter les bains arabes, les plus vieux d’Espagne (11e siècle).

Le long du Darro à GrenadeBains arabes de Grenade

 

Si vous voyez un panneau « pâtisserie du couvent », allez-y à grands pas. Vous ne verrez pas les  sœurs, car la vente se fait via un portique tournant, mais les pâtisseries valent le détour (recette inchangée depuis des siècles).

Enfin, pour finir la visite de Grenade, allez donc flâner dans le quartier de l’Albayzin, qui est en face de la colline de l’Alhambra. Construit sur ce qui était autrefois la forteresse arabe de Grenade, l’Albayzin est le quartier le plus typique de la ville : petites ruelles blanches, petites places pittoresques, fleurs et bougainvillées, villas et jardins bien entretenus.

Escalier dans le quartier de l'AlbayzinCroisement de ruellesVue sur les façadesRuelles étroites

 

J7 – Ubeda

Départ pour Ubeda.

Ubeda se trouve dans la région de Jáen, et constitue avec Baeza la première région productrice d’huile d’olive d’Espagne, qui est le premier exportateur mondial.

Place à UbedaPatio de l'hôtel de villeRuelle de Ubeda

 

Ubeda  est un joli petit village perché dominant la campagne environnante et les plantations d’oliviers. Tout en pierre, les petites ruelles et les places vous invitent à flâner. La Chapelle del Salvador est un incontournable : style renaissance, intérieur somptueux avec une nef à la voûte bleue avec dorures un peu partout.

PlaceChapelle de UbedaOrage sur la campagne et oliviersFaçade renaissance à Ubeda

 

Attention : il n’y a que très peu de restaurants dans la vieille ville.

J8 – Cazorla et Baeza

Changement de programme à cause du mauvais temps. Nous avions prévu de visiter le parc national Sierra de Cazorla, de faire la petite route de montagne jusqu’à la réserve d’eau del Tanco de Beas. Nous nous sommes arrêtés au début de cette route, dans le village de Cazorla, à flanc de montagne. Là, les nuages étaient accrochés aux sommets juste au-dessus de nous, c’était tout juste si Cazorla elle-même n’était pas dans le brouillard. C’était inutile de tenter d’aller plus loin, car le parc national monte quand même jusqu’a 2017 m d’altitude.

Cazorla, ses montagnes et sa forteressePiments qui sèchentFaçade décoréeVue sur Cazorla

 

Le parc naturel de la Sierra de Cazorla est le plus grand parc d’Espagne et l’un des plus sauvages : petites routes en corniche, vues spectaculaires, petits villages historiques…

Nous redescendons de Cazorla pour passer l’après-midi dans le village de Baeza, capitale de l’huile d’olive. Perchée sur une colline, cette ville dispose d’édifices de style renaissance classés au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO.

Fontaine des lionsRuelle de BaezaFontaine devant la cathédraleAncienne porte

 

A visiter : la Plaza del Populo avec sa fontaine aux lions,  la Plaza de Santa Maria, la cathédrale très ancienne avec son petit quartier de ruelles encaissées et sinueuses entre les façades en pierre, l’hôtel de ville, les ruines de l‘église de San Francisco, etc.…

Ruelle derrière la cathédraleClocherFaçade

 

Le soir, nous rentrons à Ubeda juste à temps avant l’orage violent qui allait durer une partie de la nuit (fréquent dans la région à partir de septembre).

J9 – Cordoue

Réveil sous la pluie torrentielle à Ubeda. Nous arrivons à Cordoue peu après midi.

En avant pour la visite de la Mosquée-Cathédrale de Cordoue !

Classée au patrimoine mondial, la mosquée-cathédrale de Cordoue est tout simplement exceptionnelle, par tous ses aspects.

Construite à partir du 8e siècle sous la domination arabe, la mosquée fut construite en absorbant l’église catholique wisigothe existante à cet emplacement. Le calife Abd-Er-Rahman 1er (en l’an 756) démarra la construction de la Mosquée en onze vaisseaux avec une cour d’orangers. Les matériaux de l’édifice romain et wisigoth furent réutilisés. Les descendants d’Abd-Er-Rahman l’agrandirent successivement, d’abord en déplaçant des murs, puis en construisant la tour (le minaret), puis en ajoutant huit vaisseaux en l’an 987.

Exterieur de la mosquée de CordouePorte décorée de la mosquéeFaçade de la mosquéePorte vers la cour des orangersMinaret de la mosquéeVoûte et arcades dans la mosquéeVoûte et arcades dans la mosquéeVoûte décorée

 

Lors de la reconquête par les chrétiens, au 15 et 16e siècle sous Charles Quint, ces derniers construisirent une cathédrale (spectaculaire au demeurant) en plein centre de la mosquée.

Aujourd’hui, les musulmans ont demandé au Vatican de pouvoir utiliser la mosquée, tout en laissant aussi l’utilisation de la cathédrale aux catholiques. Le pape a refusé en 2006.

AlléeArcades croiséesporte décoréeArcades croiséesCathédrale dans la mosquéeCathédrale de CordoueAllée sombreChapelle

 

La visite de la mosquée est saisissante : une forêt de colonnes et d’arcs rouges et blancs, ambiance sombre avec lampes suspendues,  puis des nefs et coupoles somptueuses en mosaïque arabe avec des arcs qui s’entrecroisent.

Ensuite, nous enchainons avec la visite de l’Alcazar et ses jardins. L’alcazar des rois Chrétiens de  Cordoue  est une forteresse du 11e siècle avec patio, bains arabes, et jardins avec bassins et fontaines.

Bassins et jardins de l'AlcazarVue sur Cordoue avec les palmiersRemparts de Cordoue

 

Enfin, nous flânons le long des remparts  pour rejoindre le quartier  de la Juderia, constitué de ruelles blanches, de patios fleuris et de restaurants typiques.

On en profite pour  visiter une maison andalouse, que le propriétaire, collectionneur et passionné d’art et d’histoire, a restauré et conservé dans le plus pure style andalou, avec patio aménagé.

J10 – Palais de Viana

Nous démarrons la journée par quelques circuits touristiques à travers la ville. Le quartier des musées, la place de la Corredera (bâtiments orange et rouge à arcades), les vestiges du temple romain, la ville moderne et commerçante… Puis le palais de Viana.

Le palais de Viana est un énorme palais agrémenté de non moins de 12 patios et jardins. Datant du 14e siècle, l’architecture illustre parfaitement la tradition de Cordoue.  Les nombreux patios ont chacun un thème précis : le patio romantique de la Madama, le patio des grilles, le patio des orangers, le patio du jardinier…

Patio avec palmierAllée dans le jardinVieux puitMur végétalPatio avec fontainePlantes vertesPatio décoré

 

Nous terminons notre visite de Cordoue par un tour en calèche à travers les ruelles étroites.

J11 – Séville

Dès notre arrivée à Séville en début d’après-midi, nous fonçons visiter l’Alcazar, un incontournable très touristique. Résidence royale dès le 10e siècle, il a été constamment modifié et agrandi depuis. Grand palais mélangeant les genres, il est de style gothique, almohade (arabe) mais aussi baroque et fantaisiste.

Patio intérieur Petite cour Plafond décoré Jardin Porte décorée Galerie à arcades

 

Patios, grandes galeries, salle des audiences où Christophe Colomb expliqua ses projets à la reine Isabelle la Catholique, appartements de l’amiral, salle de la justice, palais de Pierre le Cruel, patio des demoiselles, salon de Charles Quint, Chambre à coucher des rois Maures, salon des ambassadeurs, patio des poupées, bains arabes…

Façade extérieureTapisserie historiquePatio avec bassin

 

Le palais de l’Alcazar est une surprise et une merveille d’architecture ou plutôt des architectures.

Les jardins, couvrant plus de 4x la surface du palais, rassemblent d’impressionnantes collections de palmiers centenaires, d’allées, de gloriette, de bassins, de fontaines, ou de parcs à l’anglaise.

Bains arabesBassin de MercureJardins de l'AlcazarJardins de l'Alcazar

 

N’oublions pas la très insolite galerie du grotesque, baroque, qui est intégrée à la muraille ceinturant le palais et les jardins. C’est de là que l’on a les meilleures vues sur les jardins.

Nous rejoignons l’hôtel justement situé dans le quartier Santa Cruz que nous visitons en même temps.

Façades du quartier Santa CruzFaçadesPatio terrasse d'un restaurantRuelles étroitesPlace de la cathédraleTour de la Giralda

 

Le quartier de Santa Cruz est le cœur historique de Séville : dédale de petites rues charmantes, façades colorées et entretenues, architecture homogène, patios fleuris, modestes petites places au détour des rues, bancs décorés avec des mosaïques colorées (azulejos),  fontaines, orangers, plaza de Los Venerables (place de Don Juan)… Le quartier est animé par de sympathiques restaurants et bars à tapas.

Le quartier se prolonge par les beaux jardins de Murillo, qui longent l’Alcazar et mènent vers les grandes avenues de la ville.

J12 – Séville – Place d’Espagne et Cathédrale

C’est une journée au programme chargé qui commence, tant Séville à de choses à offrir…

Tout d’abord, promenade matinale le long du fleuve du Guadalquivir, en suivant le paseo De Cristobal Colon (jardins et allées aménagés), pour passer devant la Tour de l’Or (tour de défense du 13e siècle avec reflets dorés de sa façades en mosaïque azulejos) , passer devant les arènes de Séville, puis arriver dans le quartier de Triana (quartier de marins, de potiers, et berceau des toreros et chanteurs de flamenco les plus célèbres).

Cathédrale de SévillePlace de la cathédraleTour de la GiraldaTour de l'OrLe long du fleuve à Séville

 

Nous visitons ensuite la Cathédrale de Séville et sa tour, la Giralda.  La Cathédrale est exceptionnelle  par sa taille : la 3ème cathédrale chrétienne au monde, après St-Pierre du Vatican et St-Paul de Londres. Elle est de style Gothique espagnol avec un début de Renaissance. L’intérieur est impressionnant : cinq vaisseaux avec une voûte atteignant 56 m de haut. Décorations immenses et richement fournies, retable de 20 m de haut, orgue majestueux, trésor de calices, sacristie, chapelle royale, coupole décorée à profusion, nombreuses chapelles,…

La cathédrale de Séville accueille aussi l’imposant monument funéraire de Christophe Colomb : c’est un grand mausolée porté par quatre personnages symbolisant les royaumes de Castille, de Leon, de Navarre et d’Aragon.

Cathédrale de SévilleCathédrale de SévilleVoûte de la cathédraleCoupole de la cathédraleCathédrale de Séville

 

Après le repas, nous continuons à visiter la ville, mais en calèche cette fois. C’est un bon moyen d’avoir un aperçu de ce qu’il nous reste à visiter.

Puis nous nous rendons à la place d’Espagne, immense place en demi-cercle de 200 m de diamètre, parcourue par un canal, et représentant toutes les provinces et faits historiques de l’Espagne en bancs d’Azulejos (mosaïques). Une longue galerie à arcade constitue l‘étage du bâtiment, terminé par 2 tours de 80 m de haut. Une fontaine et des petits ponts décorés ajoutent un peu de couleurs à cette place.

Place d'EspagneCalèches devant les façadesPetits ponts décorésBancs décorés d'AzulejosPerspective sur la placePlace d'Espagne

 

A côté de la place d’Espagne, un grand espace vert est le poumon de Séville : le parc Maria Luisa. Lieu de prédilection des Sévillans, c’est un merveilleux jardin à la végétation très variée : palmiers, ficus, bambou, fougères, fleurs, bougainvillées,  pins…  Le parc propose aussi nombre de bassins, fontaines, allées, gloriettes et tonnelles.

Bassins dans le parcFontaines dan sle parcAllée de palmiersBambou et palmier

 

J13 – Arcos de la Frontera et Cadix

Nous quittons Séville pour rejoindre le village d’Arcos de la Frontera.

Perché sur sa colline au bord de la falaise dominant la campagne, avec au fond, les montagnes de la Sierra de Grazamela, Arcos de la Frontera est une ville médiévale avec des demeures Renaissance ou baroques, des maisons blanches, et d’étroites ruelles pavées. Arcos est une étape parfaite avant de faire la route des villages blancs.

Arcos de la Frontera sur la falaiseVue sur la campagneArcos de la Frontera sur la falaiseVue sur la campagne

 

L’après-midi, nous faisons un crochet à Cadiz. (Cadix). La péninsule de Cadix n’est rattachée au continent que par un étroit banc de sable. La ville est concentrée sur ce petit carré de terre entouré d’océan. Grandes plages, jardins exotique, cathédrale.. Historiquement importante, Cadix nous a pourtant déçue. Des vieilles rues pas entretenues, un front de mer bétonné…

Front de mer de CadixOiseau du paradisArbre de christophe colombVers la merJardins et alléesFortification

 

Mais des jardins rassemblant 5 arbres (Ficus) ramenés par Christophe Colomb et ayant survécu plus de 500 ans. Ce sont des arbres impressionnants et majestueux.

J14 –Route des villages blancs – Ronda – Malaga.

Départ de notre sympathique hôtel El Convento avec terrasse sur la falaise pour la route pittoresque des « villages blancs ». En avant pour la montagne !

La route des villages blancs est l’une des plus belles d’Espagne. A travers les paysages montagneux, elle passe dans des villages blancs d’origine mauresques aux ruelles tortueuses, avec parfois les ruines d’un château ou d’une église.

Montagnes de la SierraMontagnes de la SierraVillage blanc en montagneVillage blanc en montagne

 

Nous suivons la route A372 qui traverse le parc national de la Sierra de Grazamela en passant par une multitude de petits villages blancs perchés ou perdus dans la montagne. Lacet après lacet, nous prenons de l’altitude et traversons Prado del rey, El Bosque, Benaocaz. Nous faisons une halte à Villaluenga del Rosario. Tout en admirant les paysages de la Sierra. La route monte et descend à travers les montagnes, passe des cols à 1200 m d’altitude.  Pour finalement arriver à Ronda, de l’autre côté de la Sierra.

Vue sur la campagneRue de RondaTour de Ronda par les rempartsRuelle de Ronda

 

Ronda est l’apothéose de ces paysages de Sierra : c’est une petite ville érigée sur un piton rocheux qui a été séparé en deux par le canyon creusé par la rivière (la gorge du Tajo). Son patrimoine mélange constructions musulmanes et églises, mais l’attraction principale est bien le pont exceptionnel au-dessus de la gorge – d’une centaine de mètres de profondeur. Un petit chemin permet de descendre à peu près à mi-hauteur de ce pont pour admirer la perspective vers le canyon.

Ronda et ses falaisesCanyon à RondaCanyon à RondaPont exceptionnel de Ronda

 

Nous repartons ensuite pour revenir vers la côte, toujours sur la route de montagne. Les montagnes de la Sierra sont encore hautes même quand on s’approche de l’océan. Ce n’est que vers Malaga que la descente devient forte pour rejoindre le niveau de la mer.

Nous retrouvons ainsi Malaga, notre point de départ du voyage, pour reprendre l’avion le lendemain.

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