Le monastère de Batalha est une étape incontournable.
Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il est un chef d’œuvre d’architecture et de sculpture, dans le style manuélin (plus ou moins mélange de style gothique, roman,et mauresque), avec profusion de sculptures sophistiquées et autres décorations.
Petite ville sur notre itinéraire en se rapprochant de l’Espagne, Tomar abrite le Couvent du Christ. Ce couvent-château du Christ a été construit par les Templiers à l’époque des Croisades.
Il n’a évidemment pas été épargné par les nombreuses légendes entourant les templiers, car il héberge la Rotonde des Templiers. Etrange salle, très richement décorée : dorures, fresques, colonnes… Une belle curiosité à visiter.
Info pratique : nous étions à la pension "Residencial Sinagoga", sympathique et luxueuse.. Mais pas beaucoup de restaurants pour le soir.
En cette période de pénurie de carburant (grève des routiers de camions essence), nous choisissons de ne pas nous rabattre sur les grands axes et de continuer à nous rapprocher de l’Espagne.
Marvao est sans conteste un des plus beaux villages du Portugal. Il se découvre au loin après avoir traversé une très belle campagne, faite de champs, oliveraies, pâturages, et de petites routes au milieu d’allées de chênes lièges majestueux, le tout bordé de mille fleurs de toutes les couleurs.
Marvao se dresse en haut de son piton rocheux, blotti dans son enceinte de muraille, de telle sorte que nous ne distinguions plus les murailles de la falaise.
A l’intérieur, des ruelles pavées étroites aux façades blanchies à la chaux, des terrasses sur les toits, des fleurs partout, un petit parc devant le château, et un incroyable panorama sur le paysage environnant.
Evora, en plein territoire Alentejo, est au cœur de l’agriculture et de l’élevage portugais.
La ville, entourée de muraille, est une profusion de rues et de ruelles bordées de maisons blanches et jaunes. La cathédrale ainsi que son cloitre sont une curiosité à voir.
Evora pourrait être une sympathique pause, mais c’est dommage qu’il n’y ait aucune zone piétonne, et que la ville se retrouve envahie par une circulation très dense et désordonnée.
Info pratique : Evora étant une étape incontournable pour de nombreux guides (bien que la ville ne vaille pas autant d'étoiles et n'est pas "si" incontournable), les hôtels sont pris d'assauts et les tarifs montent. Nous étions dans un hôtel sans charme, comme on peut trouver partout dans le monde : "Albergaria Vittoria".
Tout en descendant vers le sud et en se rapprochant toujours de l’Espagne, nous voici à Monsaraz.
Village fortifié, défendant la frontière avec l’Espagne, il est juché sur sa montagne pour observer toute la plaine. Semblable à Marvao mais dans une plaine affichant quelques collines et le fleuve-frontière Guadiana, Monsaraz fût un repère incontournable pour les armées portugaises … et espagnoles.
Piton rocheux, murailles, falaises, château, ruelles et maisons blanches, bougainvilliers, et chambres d’hôtes de charme... Monsaraz fait penser à Marvao, en y ajoutant le splendide coucher de soleil sur la plaine, qui offre de beaux reflets orange et rose sur les ruelles et maisons blanches typiques.
Info pratique : mention spéciale pour Monsaraz. Notre chambre d'hôte était absolument superbe : "Casa dona Antonia".
Nous continuons plein sud pour rejoindre la côte de l’Algarve.
La route de campagne longe la vallée du Guadiana. Dans la chaleur torride (37°C) de la région de l’Alentejo, Mertola offre une pause bienvenue. En guise de curiosité, son château en cours de rénovation et son église mosquée fortifiée.
Village frontière, il a été maintes fois disputé entre chrétiens et arabes, qui y ont tous deux laissés leurs cultures.
En arrivant sur la côte, le choc est rude. Vila Real de Santo Antonio est une ville côtière à touristes : restaurants, hôtels, souvenirs « made in China ». C’est l’exemple même du bétonnage et des centres villes sans charme. Nous repartons aussi vite que possible.
Nous arrivons à Tavira, ville plus charmante, préservée car sans accès direct à la mer. Eglise, parc, quais... On sent que c’est touristique, mais l’architecture présente tout de même un certain cachet.
Info pratique : notre hôtel de Tavira était un peu vieillot, mais rien à dire niveau service : "Residencial Mares"
Nous passons rapidement la plage de Falésia, longue plage typique d’une destination soleil-farniente avec chemins aménagés, parasols, buvettes, et location de chaises longues. Sans grand intérêt culturel et photographique, nous partons visiter le centre-ville historique de Faro, capitale de l’Algarve avec l’aéroport.
En continuant, la très belle plage de Praia da Rocha est en fait une série de criques enserrées entre des falaises, abritant de petites plages aux eaux turquoises.
Il ne faut surtout pas se retourner, sinon pour découvrir des grues de construction et des immeubles hôteliers à 20 mètres des falaises. Autrement dit, la destruction du littoral par les promoteurs d’immobilier touristique.
Nous avons eu le bon flair de nous arrêter quelques jours à Lagos. Lagos est à peu près la ville la plus proche de ce qui reste de sauvage de la côte de l’Algarve.
Ponte da Piedade est la fin et le summum de l’Algarve : falaises plus hautes, criques et plages bien plus petites mais d’autant plus belles.
Lagos est une ville agréable, pas trop grande et assez attractive pour y rester quelques jours.
Info pratique : Notre petite pension était charmante avec une terrasse, une petite chambre rénovée et coloré, joliment décorée : "Pensao Marazul", et un très sympathique et souriant propriétaire.