Voyage en Andalousie - page 3

J11 – Séville

Dès notre arrivée à Séville en début d’après-midi, nous fonçons visiter l’Alcazar, un incontournable très touristique. Résidence royale dès le 10e siècle, il a été constamment modifié et agrandi depuis. Grand palais mélangeant les genres, il est de style gothique, almohade (arabe) mais aussi baroque et fantaisiste.

Patios, grandes galeries, salle des audiences où Christophe Colomb expliqua ses projets à la reine Isabelle la Catholique, appartements de l’amiral, salle de la justice, palais de Pierre le Cruel, patio des demoiselles, salon de Charles Quint, Chambre à coucher des rois Maures, salon des ambassadeurs, patio des poupées, bains arabes...

Le palais de l’Alcazar est une surprise et une merveille d’architecture ou plutôt des architectures.

Les jardins, couvrant plus de 4x la surface du palais, rassemblent d’impressionnantes collections de palmiers centenaires, d’allées, de gloriette, de bassins, de fontaines, ou de parcs à l’anglaise.

N’oublions pas la très insolite galerie du grotesque, baroque, qui est intégrée à la muraille ceinturant le palais et les jardins. C’est de là que l’on a les meilleures vues sur les jardins.

Nous rejoignons l’hôtel justement situé dans le quartier Santa Cruz que nous visitons en même temps.

Le quartier de Santa Cruz est le cœur historique de Séville : dédale de petites rues charmantes, façades colorées et entretenues, architecture homogène, patios fleuris, modestes petites places au détour des rues, bancs décorés avec des mosaïques colorées (azulejos),  fontaines, orangers, plaza de Los Venerables (place de Don Juan)… Le quartier est animé par de sympathiques restaurants et bars à tapas.

Le quartier se prolonge par les beaux jardins de Murillo, qui longent l’Alcazar et mènent vers les grandes avenues de la ville.

J12 – Séville – Place d’Espagne et Cathédrale

C’est une journée au programme chargé qui commence, tant Séville à de choses à offrir...

Tout d’abord, promenade matinale le long du fleuve du Guadalquivir, en suivant le paseo De Cristobal Colon (jardins et allées aménagés), pour passer devant la Tour de l’Or (tour de défense du 13e siècle avec reflets dorés de sa façades en mosaïque azulejos) , passer devant les arènes de Séville, puis arriver dans le quartier de Triana (quartier de marins, de potiers, et berceau des toreros et chanteurs de flamenco les plus célèbres).

Nous visitons ensuite la Cathédrale de Séville et sa tour, la Giralda.  La Cathédrale est exceptionnelle  par sa taille : la 3ème cathédrale chrétienne au monde, après St-Pierre du Vatican et St-Paul de Londres. Elle est de style Gothique espagnol avec un début de Renaissance. L’intérieur est impressionnant : cinq vaisseaux avec une voûte atteignant 56 m de haut. Décorations immenses et richement fournies, retable de 20 m de haut, orgue majestueux, trésor de calices, sacristie, chapelle royale, coupole décorée à profusion, nombreuses chapelles,…

La cathédrale de Séville accueille aussi l’imposant monument funéraire de Christophe Colomb : c’est un grand mausolée porté par quatre personnages symbolisant les royaumes de Castille, de Leon, de Navarre et d’Aragon.

Après le repas, nous continuons à visiter la ville, mais en calèche cette fois. C’est un bon moyen d’avoir un aperçu de ce qu’il nous reste à visiter.

Puis nous nous rendons à la place d’Espagne, immense place en demi-cercle de 200 m de diamètre, parcourue par un canal, et représentant toutes les provinces et faits historiques de l’Espagne en bancs d’Azulejos (mosaïques). Une longue galerie à arcade constitue l‘étage du bâtiment, terminé par 2 tours de 80 m de haut. Une fontaine et des petits ponts décorés ajoutent un peu de couleurs à cette place.

A côté de la place d’Espagne, un grand espace vert est le poumon de Séville : le parc Maria Luisa. Lieu de prédilection des Sévillans, c’est un merveilleux jardin à la végétation très variée : palmiers, ficus, bambou, fougères, fleurs, bougainvillées,  pins...  Le parc propose aussi nombre de bassins, fontaines, allées, gloriettes et tonnelles.

J13 – Arcos de la Frontera et Cadix

Nous quittons Séville pour rejoindre le village d’Arcos de la Frontera.

Perché sur sa colline au bord de la falaise dominant la campagne, avec au fond, les montagnes de la Sierra de Grazamela, Arcos de la Frontera est une ville médiévale avec des demeures Renaissance ou baroques, des maisons blanches, et d’étroites ruelles pavées. Arcos est une étape parfaite avant de faire la route des villages blancs.

L’après-midi, nous faisons un crochet à Cadiz. (Cadix). La péninsule de Cadix n’est rattachée au continent que par un étroit banc de sable. La ville est concentrée sur ce petit carré de terre entouré d’océan. Grandes plages, jardins exotique, cathédrale.. Historiquement importante, Cadix nous a pourtant déçue. Des vieilles rues pas entretenues, un front de mer bétonné... 

Mais des jardins rassemblant 5 arbres (Ficus) ramenés par Christophe Colomb et ayant survécu plus de 500 ans. Ce sont des arbres impressionnants et majestueux.

J14 –Route des villages blancs – Ronda – Malaga.

Départ de notre sympathique hôtel El Convento avec terrasse sur la falaise pour la route pittoresque des « villages blancs ». En avant pour la montagne !

La route des villages blancs est l’une des plus belles d’Espagne. A travers les paysages montagneux, elle passe dans des villages blancs d’origine mauresques aux ruelles tortueuses, avec parfois les ruines d’un château ou d’une église.

Nous suivons la route A372 qui traverse le parc national de la Sierra de Grazamela en passant par une multitude de petits villages blancs perchés ou perdus dans la montagne. Lacet après lacet, nous prenons de l’altitude et traversons Prado del rey, El Bosque, Benaocaz. Nous faisons une halte à Villaluenga del Rosario. Tout en admirant les paysages de la Sierra. La route monte et descend à travers les montagnes, passe des cols à 1200 m d’altitude.  Pour finalement arriver à Ronda, de l’autre côté de la Sierra.

Ronda est l’apothéose de ces paysages de Sierra : c’est une petite ville érigée sur un piton rocheux qui a été séparé en deux par le canyon creusé par la rivière (la gorge du Tajo). Son patrimoine mélange constructions musulmanes et églises, mais l’attraction principale est bien le pont exceptionnel au-dessus de la gorge – d’une centaine de mètres de profondeur. Un petit chemin permet de descendre à peu près à mi-hauteur de ce pont pour admirer la perspective vers le canyon.

Nous repartons ensuite pour revenir vers la côte, toujours sur la route de montagne. Les montagnes de la Sierra sont encore hautes même quand on s’approche de l’océan. Ce n'est que vers Malaga que la descente devient forte pour rejoindre le niveau de la mer.

Nous retrouvons ainsi Malaga, notre point de départ du voyage, pour reprendre l’avion le lendemain.