Par Sébastien Closs, janvier 2009.
Niveau requis : intermédiaire.
Véritable boîte à outil du photographe, Adobe Photoshop Lightroom 2 s’est rapidement imposé à tous les photographes amateurs, passionnés ou professionnels.
Lightroom permet de tout faire avec ses photos, en un seul outil : Organiser ses photos (en les classant par mots-clés, galeries, date, notation..), retoucher ses photos (contraste, saturation, gestion du bruit, effets et filtres), Présenter ses photos (fonction Diaporama), imprimer des photos, et en faire une galerie sur Internet.
Comme le dit la publicité de Adobe, « Passez moins de temps derrière l’ordinateur, plus de temps derrière l’objectif ».
Mais pour cela, apprenons à tirer le meilleur parti de Lightroom.
Avant d’entrer dans le détail, il faut savoir que ce qui suit découle de ma propre expérience, et nécessite sans doute quelque adaptation pour vos habitudes informatique et photographiques.
PRECAUTION d’USAGE :
Je fais de la photo numérique depuis 2004, d’abord utilisateur d’un appareil compact, puis bridge, j’ai sauté le pas vers un appareil Reflex à objectifs interchangeables.
Ce cheminement est aussi valable en informatique : les logiciels photos étaient réservés aux Professionnels, puis sont apparu les Photoshop Elements, pour le grand public. Comme beaucoup de monde, j’ai essayé. Ensuite, vint Windows Vista, qui apporta quelques nouveautés en photo. Les conseils qui suivent sont le fruit de mon expérience, et ne sont pas à considérer au pied de la lettre. Inspirez-vous en peut-être, mais n’hésitez surtout pas à les adapter.
Le processus de retouche et traitement photo que j’utilise est le suivant :
Cette liste n’est pas exhaustive, et je vous encourage à l’adapter par rapport à vos besoins. Ce processus « idéal » pour moi, peut être trop long pour vous.
Premièrement, nous allons gérer les fichiers physiques sur l’ordinateur : en effet, vos photos sont avant tout des données informatiques à organiser comme tout fichier.
Par expérience, je déconseille tout assistant de logiciels du genre Picasa, Photoshop Elements, Galerie Photo Windows, et autres organisateurs. Ils ne vous aident pas car vous ne savez pas réellement où ils copient ces fichiers dans l’ordinateur, ils les renomment, et les mettent d’emblée dans leurs « collections ». Or, à ce stade, il y a plein de photos qui ne sont pas utiles et que vous supprimerez. Je préfère donc éviter ces assistants pour avoir la pleine maîtrise de ce qui se passe avec mes photos.

La fenêtre "d'exécution automatique" de Windows lors de l'insertion d'une carte mémoire
Un simple copier-déplacer suffit, vers un dossier que vous aurez préalablement préparé. (Tel que « Photos / perso / Voyage-Irlande-2008 »).

Un simple "copier/coller" dans Windows pour transférer les photos.
Sans encore ouvrir Lightroom, un premier aperçu des photos, une par une (en les ouvrant simplement dans Windows), permet de supprimer immédiatement toutes les photos ayant un gros défaut ; tel que flou, surexposition (la photo est trop claire), sous-exposition (la photo est trop sombre), mauvais cadrage (il y a trop de sol, trop de ciel, ou simplement un promeneur imprévu).
Après ce premier tri, toutes vos photos doivent être « valables », c'est-à-dire « photographiquement bonne ».
Ce premier tri permet de dégrossir 1/10 à 1/3 des photos en général.
C’est ici que le gros travail commence. On va essayer de ne garder que le minimum de photo par sujet. Si un arbre vous a plu, que vous l’avez photographié plusieurs fois, il ne faut en garder qu’une ou deux photos, et pas 6 ou 10.
Comment faire :
Il faut essayer de se détacher du côté « affectif ».. « Oui mais ici, c’est génial, il y a le chien qui gambade autours. Oui, mais le sujet, c’était les couleurs flamboyantes de l’arbre, pas le chien. «
Un bon tri sévère est dur à faire, mais permet de ne conserver que les meilleures photos qui ont un « impact ». Celles où l’on fait « ouah ! » quand on les montre à quelqu’un. Parmi les 8 photos de l’arbre, laquelle est ordinaire, lesquelles sont bien, lesquelles sont très bien, et laquelle est géniale…
On peut se baser sur les règles photographiques, bien qu’elles ne soient pas des règles immuables pour autant... la règle des tiers pour les paysages, la technique du fond flou pour un portrait (pour détacher le sujet du reste de l’image), etc.…
Aussi, il vaut mieux 2 photos montrant un aspect bien particulier d’un paysage, plutôt qu’une photo « fouillis » qui essaie de montrer tout le paysage, mais dans laquelle on ne sait pas quoi regarder et dont on ne voit pas quel est le vrai sujet de la photo.
Ce tri est à continuer et à refaire tant que l’on a « trop » de photos d’un sujet précis.
Par exemple, se limiter à une trentaine pour une « sortie photo » ou promenade.
Evidemment, on adaptera si c’est une journée de voyage avec beaucoup de sujets différents en une journée.
Ce tri permet d’éliminer encore au moins la moitié des photos.