Par Sébastien Closs, janvier 2010.
Les fabricants et les modèles de télé à écran plat se sont multipliés ces dernières années à un tel point où l’on ne sait plus quoi choisir.
Voici quelques explications sur ce que l’on peut trouver sur le marché, et sur les termes « barbares » utilisés sur les fiches techniques pour présenter les modèles de téléviseurs.
Ecran plat numérique
Un écran plat est un écran dont la dalle d’affichage est constituée d’une multitude de petits points lumineux (pixels), contrôlés individuellement, par l’électronique de la télé. Ces points peuvent afficher des milliers ou millions de couleurs.

Leur nombre, leur taille, et leur organisation est définie par la résolution d’affichage.
Ecran cathodique à tube
Un écran cathodique (à tube) traditionnel est constitué d’un canon à électrons, qui projette les électrons sur une vitre. Il n’y a pas de notion de points ni de définition. Comme une projection de diapo ou de vidéo avec un vidéoprojecteur, la taille finale n’a que peu d’importance, tout comme la qualité de la vidéo à afficher, puisque l’image est « étalée » sur la vitre de verre. On verra moins les défauts d’une mauvaise vidéo avec ce type d’écran.
Tout d’abord, il y a deux grandes technologies d’écran plats qui existent, le plasma et le LCD (et sa variante à LED), et une troisième qui va arriver (OLED).
L’écran plasma était pendant longtemps la seule technologie qui existait pour les grands écrans. Il y a quelques années, au début des téléviseurs LCD, les fabricants ne maitrisaient la production que pour les petites tailles (< 70 cm). C’est pourquoi les écrans Plasma ont pu se développer.
Une télé Plasma est constituée de mini-capsules de gaz (le plasma) qui est activée et chauffée par l’électricité (comme les éclairages néon). Selon le courant qui y passe, les couleurs et la puissance lumineuse varie (pour une couleur plus ou moins claire). Ces mini-capsules sont chacune un des points constituant la dalle d’affichage de l’écran.
Avantage :
Inconvénients :
Les écrans LCD, au départ pour ordinateur, se sont généralisés pour les télévisions. Ils ont mis du temps à atteindre des grandes tailles, pour des raisons de maitrise de fabrication (Si 1 point ne marchait pas, tout l’écran était bon pour la poubelle).
Les LCD sont aussi constitués d’une multitude de points d’affichage, ces points étant des cristaux liquides (vous vous souvenez de votre montre à affichage digital ou de la Game boy 1ère du nom ?). Chaque point peut afficher une multitude de couleur.
Le problème, c’est que les cristaux liquides n’éclairent pas (là encore, vous vous souvenez de la Game boy dans le noir ? non, car il fallait ajouter un module d’éclairage par-dessus pour y voir quelque chose).
Donc dans les écrans LCD d’aujourd’hui, les fabricants ont dû ajouter un éclairage derrière les cristaux liquides. Cet éclairage est simplement une série de tubes néon ordinaires miniaturisés, avec des réflecteurs pour avoir un éclairage uniforme sur toute la surface de l’écran.
Ces néons sont toujours allumés, c’est pourquoi quand un écran plat affiche du noir, ce n’est jamais du noir, plutôt un gris un peu sombre. (Test : si vous éteignez la lumière de la pièce, vous constaterez que votre écran - qui affiche du noir – éclaire un peu la pièce).
Avantage :
Inconvénient :
Ces défauts sont de moins en moins perceptibles avec les progrès des fabricants.
En 2009 sont apparus des écrans LCD à LED. En réalité, c’est une évolution de la technologie LCD.
Les diodes LED sont partout, souvent pour des lampes témoin d’un appareil en veille (le petit point rouge allumé).
En remplaçant les néons du rétro-éclairage LCD par des LED, on peut contrôler les surfaces éclairées de l’écran.
Avantage :
Inconvénient :
Certains constructeurs ont choisi de mettre des LED sur le pourtour de l’écran, puis d’utiliser des réflecteurs pour diffuser l’éclairage sur tout l’écran. C’est le LED Edge (Edge voulant dire « bords »).
D’autres ont fait le choix de mettre des LED sur toute la surface de l’écran. C’est mieux, mais beaucoup, beaucoup plus cher. C’est le FULL LED.
Grâce aux progrès des diodes (LED), plus spécialement les « organic LED » qui sont devenues beaucoup plus petites et vraiment multicolores, la prochaine révolution s’appelle OLED.
Ici, on a les avantages du plasma et du LCD. Exit les mini capsules de plasma, les cristaux liquides, et le rétro-éclairage. Les diodes OLED peuvent créer de la lumière et de la couleur, tout en étant extrêmement petites. On revient donc à la base même d’un écran numérique idéal : chaque point de l’écran crée directement de la couleur ET de la lumière, tout en pouvant être éteint individuellement.
Avantage :
Inconvénient :
La luminosité est mesurée en cd (candéla par m²). En général sur les écrans plats, elle est de 300 ou 400 cd/m². Rien ne vaut un test réel de l’écran, car un écran trop lumineux n’est pas forcément bien (le noir sera plutôt un gris).
C’est en fait le rapport de contraste qui est mesuré. Le rapport de contraste 33000:1 indique l’écart de luminosité entre le plus foncé (1) que l’écran puisse produire, et le plus clair (33000).
Plus l’écart est grand, plus l’écran sera capable de produire des nuances de gris entre le noir et le blanc, pour de meilleurs dégradés de couleurs.
C’est le temps de réaction ou la vitesse d’affichage de l’écran. Imaginons une scène d’action où une explosion arrive d’un coup, et disparait très vite. La rémanence est le temps que met un point de l’écran à passer du tout allumé (blanc) à tout éteint (noir). Elle est mesurée en ms (millisecondes). Si ce temps est long, on a l’impression qu’une image met longtemps à disparaitre et qu’elle reste encore un petit peu affichée sur la scène suivante. L’écran semble être à la traîne.
Gros point noir des écrans LCD au début (50 – 80 ms), elle est aujourd’hui de quelques millisecondes, 2 ms pour les meilleurs modèles, et jusqu'à 5 ou 6 en général. Ce n’est donc plus un problème aujourd’hui.