La vitesse de rafraîchissement est la vitesse de renouvellement (mise à jour) de l’image affichée.
Historiquement, avec un écran cathodique à tube, le canon à électron projetait les électrons ligne par ligne une en-dessous de l’autre. Arrivé en bas de l’écran, il recommençait en haut, et redescendait. L’image était « ré-affichée »- rafraîchie – 50 x par secondes (correspond à 50hz). Pourquoi cette vitesse ? Car à partir de cette vitesse, l’œil humain ne perçoit plus de mouvements – et ne voit pas que l’image n’est qu’une succession de lignes affichées les unes après les autres, verticalement.
Chez l’être humain, la persistance rétinienne fait que n’importe quelle image vue reste « imprimée » - affichée dans l’œil – pendant 1/60e de secondes. L’œil cumule donc tout ce qui se passe plus rapidement, et additionne ainsi toutes les lignes de la télé. Le cerveau humain voit donc l’image entière.

A l’époque des écrans cathodiques, Sony a amélioré la qualité d’image – la fluidité - en sortant le Sony Trinitron, 100 hz. L’image paraissait plus rapide, plus fluide et plus animée.
Avec les écrans plats, l’image ne se rafraîchit pas. Si on allume un point en couleur verte, du moment qu’il a une alimentation électrique, il peut afficher cette couleur des heures durant sans devoir être « re-projeté par un canon à électron »…. Cette notion n’a donc plus beaucoup d’importance. 50hz, 100hz, certaines marques affichent même 600 Hz.. Je doute que l’on perçoive beaucoup de différence, et il vaudrait mieux de se concentrer sur la qualité même de la vidéo d’origine (télévision analogique, satellite, TNT, dvd. .etc..).
La mode est aux très grands écrans. 105, 115, 125 cm. Indépendamment du prix, sachez qu’un grand écran n’est pas forcément le nec plus ultra.
Plus un écran est grand, plus les défauts de la source vidéo seront visibles, et plus l’écran sera exigeant quant à la qualité de l’image d’origine (antenne, dvd, haut définition, blu-ray, etc..). On en reparle au chapitre « Full HD ».
Plus l’écran est grand, plus vous devrez vous éloignez pour apprécier toute l’image... Le mauvais exemple est un écran de 105 cm que l’on regarde à 2 mètres.
Derrière tous ces termes abscons se cache la même notion assez simple.
Nous avons vu que tout comme les écrans d’ordinateurs, les écrans plats numériques sont un assemblage de points (pixels) d’affichage. Selon les tailles, les gammes et les marques, cette quantité de points diffère beaucoup.
Ce qui n’était pas important avec les téléviseurs cathodiques à tube, l’est énormément sur les écrans plats numériques.
Une télé numérique est donc un assemblage de points : en général 1366 points dans le sens horizontal, et 768 en vertical. L’affichage est donc un ensemble de 768 lignes de 1366 points chacune.
Après le DVD, la « haute définition » arrive. La haute définition est simplement une image constituée de 1920 x 1080 points. Cette image d’origine est le signal à afficher, qui est fourni à l’écran.
Un écran FULL HD est capable d’afficher ces 1920 x 1080 points, car, très simplement, son écran est constitué d’au moins autant de points. Il est donc capable d’afficher l’image d’origine dans son intégralité, sans la déformer ni diminuer sa qualité.
Un écran HD Ready est un écran dont l’électronique est suffisamment puissante pour recevoir une image Haute définition, il sait la traiter, mais l’écran ne dispose pas de suffisamment de points pour l’afficher entièrement. L’écran doit donc traiter le signal d’origine et le mettre en forme pour l’adapter à son affichage à lui.
C’est le « downscaling » : il recalcule le signal d’origine, en faisant des approximations, et l’adapte pour l’afficher sur seulement 1366 x 768 points (en général). L’écran est dit non pas compatible, mais HD Ready (prêt pour la HD).
Remarque
Pour deux écrans de la même taille (disons 94 cm), l'un peut être Full HD, l’autre peut être HD Ready. Celui Full HD sera bien sûr plus cher, mais aura l’image la plus fine, car il a un plus grand nombre de points sur la même surface (94 cm), donc chaque point sera plus fin.
Les téléviseurs d’aujourd’hui sont un petit peu en avance par rapport aux sources vidéo disponibles.
En effet, pour afficher une image de la meilleure qualité possible, les télévisions Full HD devraient recevoir un signal à afficher qui soit lui aussi en Full HD, c'est-à-dire une image faisant 1920 x 1080 pixels. Or, actuellement, très peu de sources vidéo sont en ce format.
Remarque :
La plupart des sources vidéo n’étant pas en HD d’origine, mais de qualité inférieure, la télé va devoir adapter l’image. Dans le cas d’un dvd vidéo, elle reçoit 720 points en largeur. Or, elle doit l’afficher sur un écran qui dispose de 1920 points. Soit elle l’affiche en taille réelle, donc cela fait un petit carré occupé sur votre grande télé, soit elle l’adapte, la recalcule, pour l’étaler sur ses 1920 pixels.

Evidemment, à chaque transformation, il y a une perte de qualité. Là, c’est la qualité de l’électronique (et donc le prix) qui va faire la différence.
C’est pour cette raison que si la vidéo à afficher n’est pas de grande qualité, le résultat obtenu peut être meilleure sur une télévision traditionnelle à écran cathodique à tube que sur un écran plat numérique.
Si vous n’envisagez que de regarder des DVD ou de la télévision analogique (et même stallite), une télé Full HD ne vous apportera rien…
La même opération, mais pour rétrécir l'image, s'appelle le "downscaling".
Remarque :
Sur votre ordinateur, si vous avez un écran plat qui affiche du 1600 x 1050, essayez de le mettre sur 1280 x 720. La qualité d’affichage va être très mauvaise – même floue - car l’écran va recalculer l’image pour essayer de l’adapter et de l’afficher sur ses 1600 x 1050 pixels.